Covid-19 et limites planétaires

La crise actuelle appelle à de nombreux commentaires qui portent sur des préoccupations bien plus larges, comme les atteintes à l’environnement, la croissance « perpétuelle » ou encore le changement climatique.

Le jeudi 21 mai dernier, la RTS invitait Jean-Marc Jancovici dans sa matinale. Son discours n’est certes pas des plus enthousiaste. Ses préoccupations très concrètes sont essentiellement basées sur des recherches scientifiques sérieuses et pas de l’idéologie. Son but n’est ni de faire peur, ni de faire plaisir; il dit les choses clairement et propose des solutions, même si elles impliquent des changements drastiques et douloureux dans nos sociétés et en particulier dans notre modèle économique.

Jean-Marc Jancovici préside le Shift Project, un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone.

Il faut rejeter la 5G

Vive la technologie !

On peut très bien imaginer que la technologie va améliorer notre vie et la société dans son ensemble, comme elle l’a fait par le passé, en allégeant nos fardeaux et en nous protégeant contre diverses menaces et pénuries. Mais faut-il pour cela tout accepter aveuglément ? Foncer tête baissée dans une nouvelle voie technologique sans se poser quelques questions au préalable ?

Numérique et environnement

Le numérique nous séduit ou nous charme, par son évolution fulgurante et ses capacités fantastiques de traitement de données et de communication. Mais quel est le revers de la médaille ? Quels sont les coûts du numérique ? Pas les coûts en argent, mais bien les coûts environnementaux et sociaux.

De nombreuses études scientifiques très actuelles dénoncent la folie de ce secteur industriel. Le numérique est un gouffre énergétique et un ogre en ressources non-renouvelables, comme les éléments du tableau périodique de Mendeleïev. Ce modèle extractiviste n’est de loin pas durable et les capacités de recyclage des composants du numérique sont dérisoires. La fameuse « économie circulaire » dans laquelle le recyclage des anciens produits viennent alimenter la fabrication d’une nouvelle génération d’appareils, est un miroir aux alouettes.

Pour pouvoir respecter l’accord de Paris, nous devons radicalement réduire notre consommation en produits numériques. Ce n’est Baulmes Demain tout seul qui le dit, mais de nombreux scientifiques, comme The Shift Project, un groupe de recherche français très au fait sur le sujet.

Et la 5G dans tout ça ?

La 5G, accompagnée de l’internet des objets (les fameux frigos connectés entre autres), représentent pour les industriels, un fabuleux levier de croissance. Or, il faut justement et impérativement baisser la consommation.

Ce qui dérange dans le sujet de la 5G, c’est qu’il ne semble pas discutable. Les opérateurs avancent des arguments particulièrement fallacieux pour faire passer la pilule. Mais en avons-nous besoin, réellement ? Avons-nous besoin d’augmenter encore les débits alors que nous pouvons déjà voir des vidéos en 4G sur nos téléphones portables (activité extrêmement consommatrice en énergie, soit-dit en passant) ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Non. Clairement non.

Le sujet de la 5G est particulièrement bien détaillé sur le site https://www.stop5g.ch/ qui propose notamment un argumentaire contre son déploiement et des aides pour s’y opposer.

Pourquoi parler de la 5G à Baulmes ?

Le réseau 5G s’agrandit en Suisse, sans que la population ait été consultée. A Vuiteboeuf, une demande de mise à l’enquête pour « une modification d’antenne de téléphonie mobile » dans le clocher de l’église – en fait une adaptation camouflée pour la 5G – a été rejetée suite à une opposition menée par les citoyens.

A Baulmes, nous sommes maintenant confrontés à la même problématique. Cette demande de mise à l’enquête publique a été publiée le 11 mars dans la Feuille des avis officiels. Le délai court jusqu’au 9 avril prochain :

Modification d’une Installation de téléphonie mobile VD552-1 (Sunrise) / VD_1813 (Salt)

Il s’agit dans un premier temps de consulter cette demande de mise à l’enquête pour confirmer qu’il s’agit bien en fait d’une adaptation pour la 5G.

Ensuite, chacun dans le village peut faire opposition. Des informations à ce sujet sont disponibles sur le site Stop5G.ch.

Si vous voulez participer à une opposition groupée, envoyez un courriel via notre formulaire de contact.

Venez aider les abeilles maçonnes !

Construction d’abris pour ces butineuses précoces

Nous nous retrouverons à la place du Carre à Baulmes, près de la fontaine et nous serons accueillis par Jean Quinche qui pourra nous montrer ses nombreux hôtels à abeilles maçonnes. Le printemps étant cette année pour le moins précoce, il est fort probable que ces abeilles seront déjà bien réveillées.

Nous passerons ensuite à la partie pratique, à savoir la construction d’hôtels à abeilles maçonnes, en perçant des trous de bonne taille dans des rondelles d’arbres (fournies).

Cette activité est destinées à toutes et tous, grands comme petits.

Informations pratiques :

  • Rendez-vous à la place du Carre.
  • Horaire : de 9h à 13h.
  • Apportez votre perceuse et des mèches.
  • Report au 4 avril en cas de mauvais temps.

Le festival du film vert se déroule jusqu’au 15 avril !

Comme chaque année, le festival du film vert propose au public toute une série de documentaires en lien avec la durabilité, l’environnement et plus globalement la transition.

Cette année, le film à l’honneur s’appelle « La bataille du libre » du réalisateur Philippe Borel, un documentaire particulièrement bien construit qui fait le lien entre plusieurs domaines : l’informatique, l’agriculture et le médical. De nombreuses similitudes s’y retrouvent, avec en toile de fond, la problématique inquiétante des brevets et de la propriété intellectuelle, qui permet une appropriation de la plus grande partie de la production et du travail par un petit nombre d’acteurs hégémoniques.

Près de chez nous sera projeté le 12 mars, à Orbe, le documentaire « Le temps des forêts » , qui avait été proposé lors des séances participatives de l’association. Plus d’information sur le site du festival.

Séance participative : venez contribuer à l’organisation d’événements !

La précédente soirée participative du 24 juin 2019 avait débouché sur une belle liste d’activités potentielles, d’idées originales et d’événements pour le moins attrayants. Voir à ce sujet l’article qui avait été publié le 11 décembre dernier. Il s’agit maintenant de concrétiser ces idées et de les planifier.

Réservez la date du mardi 25 février prochain !

Nous ferons le point sur des activités déjà engagées, comme l’extinction de l’éclairage public « au cœur de la nuit ».

Une activité a déjà été confirmée : l’atelier de construction d’hôtel à abeilles maçonnes, le 28 mars prochain.

Les coquelicots montent le ton !

Nous vous parlions l’année passée de l’initiative « Nous voulons des coquelicots » sur notre site web, dans le cadre des différentes luttes contre les pesticides de synthèse dans notre agriculture. Le peuple suisse sera d’ailleurs amené à se prononcer cette année (2020) sur ce thème.

Une vidéo a été produite récemment par cette initiative et fait office de manifeste, ou en tous cas de déclaration, pour le moins claire et précise. Elle s’adresse en particulier à l’agriculture française, qui est l’un des l’un des plus gros consommateurs de produits phytosanitaires d’Europe. Mais le principe reste valable.

Les paysans disent souvent qu’ils ont déjà accompli des progrès significatifs en matière de baisse de l’utilisation de ces produits et c’est probablement vrai. Il ne s’agit pas de confronter paysans, consommateurs et environnement, mais bien de travailler ensemble.

Devant la chute brutale et rapide de la biodiversité, les demi-mesures ne sont hélas pas suffisantes. C’est le système qu’il faut changer et l’État doit accompagner ce changement, nécessaire à notre survie.