Retour sur l’écosystème de la Baumine

Le samedi 5 mai, nous sommes allés prélever des invertébrés vivant dans le lit de la Baumine afin de mesurer la qualité de l’eau. En effet, certains invertébrés étant sensibles, et pour certains très sensibles, à la qualité de l’eau, leur présence ou leur absence constitue une indication fiable quant à cette qualité.

Nous sommes d’abord allés au-dessus de Praz-Mincin, un peu en amont du pont, et nous somme ensuite descendus vers la STEP, un peu en aval du tuyau d’évacuation de la station. La situation écomorphologique de ces deux sites est extrêmement différente : en haut, le site est peu influencé par l’activité humaine (état du lit, des berges, profondeur, etc.) et donc bon. En bas, le tronçon est canalisé, droit, pratiquement sans végétation : il est écologiquement en mauvais état.

Si l’on compare à présent la qualité de l’eau elle-même, le résultat est nettement plus encourageant. En haut, l’état, comme on pouvait s’y attendre, est très bon. Nous avons notamment trouvé des larves de perles, qui sont les organismes les plus sensibles et qui disparaissent rapidement si l’eau perd en qualité. Mais il s’avère que la qualité de l’eau est bonne après la STEP. Nous avons trouvé des larves d’éphémères, qui sont également des organismes sensibles (les larves de perles sont classées « A » et les larves d’éphémères « C »).

L’étude de ces deux sites, le prélèvement et l’identification de ces invertébrés (effectuée l’après-midi même à l’Hôtel de Ville) ont été passionnants et nous remercions encore l’hydrobiologiste Laurent Decrouy pour son engagement et son enthousiasme pédagogique.