Après les martinets, les abeilles maçonnes !

Ce samedi, l’association organisait avec l’aide de Jean Quinche, la deuxième animation brico-biodiversité de la saison : la construction d’hôtels à abeilles maçonnes (osmia, voir l’article sur Wikipedia).

Hôtel à abeilles maçonnes – cliquez sur l’image pour l’agrandir

Des trous ont été percés dans une rondelle de bois. Une mèche de 8mm a été utilisée sur 8cm de profond environ, de sorte à pouvoir accueillir trois cellules et autant de cocons.

Une vingtaine de personnes est venue participer à cet atelier et tout autant d’hôtels ont ainsi été créés. Ces habitats donnent une chance de plus à ces butineuses très utiles dans la pollinisation des fruitiers (notamment) et en particulier en tout début de saison. Il s’agit finalement de services gratuits que la nature nous offre gracieusement.

Explications données par Jean à propos de l’abeille maçonne – cliquez sur l’image pour l’agrandir – cliquez sur l’image pour l’agrandir

Promouvoir et soutenir la biodiversité dans notre environnement devient une nécessité si on veut éviter un effondrement et au final de lourds impacts sur notre société. Le même jour (le 24 mars 2018) était publié un article très intéressant mais assez effrayant dans le journal 24 Heures : En Suisse aussi les oiseaux battent de l’aile. Extraits :

[…] La biodiversité a décidément bien du plomb dans l’aile. Deux études scientifiques françaises révèlent que les populations d’oiseaux vivant en zones agricoles ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans. En Suisse, c’est pire. Près de 40% des piafs colonisant les terres cultivées de notre pays ont disparu des écrans radars en 25 ans […]

[…] La disparition des oiseaux dans les campagnes françaises s’effectue à une «vitesse vertigineuse» et cette tendance s’est encore accentuée ces deux dernières années, alertent le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le Muséum d’histoire naturelle. À tel point que leur déclin «atteint un niveau proche de la catastrophe écologique», estiment les chercheurs de l’Hexagone. S’il n’existe pas d’étude directement comparable chez nous, le constat est tout aussi alarmant […]

[…] Comme dans tous les pays européens, l’agriculture intensive et l’utilisation de pesticides tueurs d’insectes sont montrés du doigt, «mais en Suisse, l’intensification agricole – par manque de surface cultivable – accentue ce phénomène», poursuit l’ornithologue. «Sur le Plateau, pratiquement chaque mètre carré qui n’est pas bétonné ou forestier est dédié à l’agriculture.[…]

En d’autres termes, ce que nous devons faire :

  • Arrêter de toute urgence l’usage de pesticides et d’insecticides, dans notre jardin privé, mais aussi dans l’agriculture. Une initiative populaire est en cours de récolte de signatures, jusqu’à fin mai;
  • Arrêter de consommer des nouvelles terres à tire-larigot, que ce soit pour de l’agriculture conventionnelle ou pour du bâtis;
  • Réintroduire les haies naturelles entre les champs cultivés et développer l’agroforesterie et la permaculture.
  • Promouvoir les habitats des animaux de notre environnement (comme pour les martinets noirs ou pour les abeilles maçonnes).

Nous devons pouvoir vivre en harmonie avec les insectes, qui servent entre autre de nourriture aux oiseaux, eux aussi prépondérants dans notre écosystème naturel. Sinon, c’est tout ce système qui risque de s’écrouler.